Nouvelle consommation = fin du “verre d’alcool” ? Impact sur les usages et le rapport à la fête
Les nouvelles boissons redessinent-elles la convivialité “à la française” ? Les données montrent une réalité nuancée :
- Le volume total d’alcool consommé baisse lentement mais sûrement chaque année (12,1 litres d’alcool pur par adulte en 2000, contre 10,3 litres en 2021). (OMS, Global Status Report on Alcohol, 2023)
- Les occasions de non-consommation totale d’alcool se multiplient : soirées “sobre”, apéros entre amis sans alcool, menus “pairing” avec eaux infusées ou kombucha en restauration gastronomique.
- Une majorité de nouvelles boissons sont intégrées dans une logique de consommation alternée, pas d’abstinence stricte : le fameux “je bois, mais pas à chaque fois”.
La France ne copie pas à l’identique les modèles anglo-saxons de “sobriété radicale”. Plus qu’un rejet, c’est une transformation des occasions et du rapport à la boisson qui semble émerger. Exemple révélateur : 39% des consommateurs interrogés lors du Dry January déclarent continuer à sortir “autant, voire plus” qu’en dehors de ce mois sans alcool (Addictions France).
Encadré : L’offre dans les bars et restaurants
En 2023, près de 60% des bars parisiens proposaient au moins une référence de bière 0%, 30% une carte de mocktails, contre seulement 8% trois ans plus tôt. En région, l’offre reste plus limitée, mais progresse chez les restaurateurs indépendants (source : UMIH, 2023).