Points de vigilance et perspectives
Si l’offre “premium” et le sans alcool gagnent du terrain, cela ne signifie pas pour autant la disparition de tous les vieux réflexes (apéros massifs autour de la bière discount, soirées étudiantes…). Par ailleurs, la frontière entre boissons “vertueuses” et “premium coûteux” n’est pas toujours limpide. Le sans alcool a aussi son marché “luxe” (cocktails de prestige, spiritueux désalcoolisés à 30 € la bouteille…).
Du côté des politiques publiques, la montée du “sans alcool” pose question : peut-on freiner les dégâts liés à l’alcool simplement en proposant plus d’alternatives ou d’innovations? Les taux d’accidents, les risques sanitaires, les inégalités sociales face à la consommation restent des enjeux majeurs (Santé Publique France, 2024).
Reste que ce double mouvement du “mieux boire” et du “sans boire” compose une France où la diversité des pratiques s’accroît… et où l’information rigoureuse devient, plus que jamais, essentielle pour comprendre ce qui se joue réellement dans nos verres.