Une évolution appelée à durer ?
Entre prises de conscience santé, nouvelles formes de sociabilité et transformation des repères culturels, la consommation d’alcool des jeunes n’a peut-être jamais été aussi complexe. Si l’épidémie de COVID a accentué certains phénomènes (isolement, consommation solitaire ou arrêt total chez certains), la tendance de fond reste le passage d’une consommation quotidienne et ritualisée à une consommation événementielle, choisie, et souvent plus marquée par l’intensité que par la régularité.
La France, comme beaucoup de pays occidentaux, voit donc s’effriter le modèle du “verre à toutes les tables” au profit d’une logique du “tout ou rien, mais ensemble”. Un paradoxe qui invite à la réflexion, et à sortir du cliché : non, les jeunes n’ont ni perdu tout bon sens, ni abandonné la convivialité. Ils cherchent, à leur façon, à redéfinir le sens du boire… et, en creux, celui du vivre ensemble.
Pour aller plus loin :
- Baromètre Santé Publique France 2022 - lien
- Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) - Tendances n°154, 2022
- Enquête ESCAPAD 2022
- FranceAgriMer, Note de conjoncture vins, 2023
- HBSC 2018 – Health Behaviour in School-aged Children, France
- Le Monde, 2023 : “Les jeunes et la mode du Dry January”
- Syndicat National des Brasseurs indépendants, 2023
- Que Choisir, “Prix moyens des consommations”, 2021
- INJEP, “Pratiques et usages de l’alcool chez les jeunes”, 2022
Note éditoriale : Ceci est une analyse issue d’un collectif indépendant. Ni site officiel, ni porte-voix institutionnel. Notre objectif : comprendre, pas juger, pour donner à chacun des repères concrets et fiables.