Enjeux culturels et économiques : le vin, symbole en mutation
Le cas du vin, boisson nationale s’il en est, illustre parfaitement ces transitions. Dans les années 1960 et 1970, la France se dispute la première place de la consommation mondiale par habitant, avec une moyenne dépassant les 120 litres de vin par an… Aujourd’hui, ce chiffre a chuté à 40 litres (FranceAgriMer, 2022).
Les jeunes générations sont moins attachées au verre quotidien ; elles perçoivent le vin comme un produit « plaisir », voire « exceptionnel », réservé aux occasions particulières, à la découverte ou à la convivialité mesurée. Les apéritifs anisés, typiques du sud, enregistrent aussi un net repli. La bière, de son côté, progresse notamment chez les femmes jeunes et dans les espaces urbains.
Repères : La fracture géographique
- La consommation quotidienne reste plus fréquente dans le Sud-Ouest, le Massif-Central et la Bretagne, tous âges confondus.
- Chez les jeunes actifs d’Île-de-France, la part de « non-buveurs » (abstinence ou très faible consommation) atteint des niveaux inédits, autour de 35 %.