Quel avenir pour leur héritage ?
La génération des baby-boomers, pour partie garante d'un modèle qui s’essouffle, demeure au cœur des enjeux d’aujourd’hui : transmission, prévention, valorisation du “bien boire”… Le Vin n’a certes plus la centralité alimentaire qu’il avait. Mais il reste, chez beaucoup de baby-boomers, un facteur de lien social et un repère identitaire fort.
Les jeunes adultes d’aujourd’hui consomment nettement moins et différemment : le “mythe” du vin quotidien décline, mais la passion pour la découverte et la mise en valeur du terroir persiste.
Ce “passage de relais” génère aussi des tensions : faut-il préserver la convivialité du vin contre les risques ? Promouvoir la tradition sans ignorer la santé publique ? La réponse n’est pas simple. Mais une certitude demeure : sans les baby-boomers, la carte du vin de France ne serait pas ce qu'elle est aujourd’hui.
Repères
- En 1950, 12 villes françaises dépassaient 5 litres d’alcool pur consommé par habitant (tous alcools confondus) ; en 2021, aucune (OIV/OMS).
- En 2020, la France compte encore 785 000 exploitations viticoles, dont la majorité sont dirigées par des baby-boomers ou leurs descendants (Agreste/Ministère de l’Agriculture).
Cet article est une initiative indépendante de L’Alcool en Question. Il ne s’agit pas d’un site officiel, ni d’une institution publique ou associative. Pour toute remarque, échange, ou suggestion, la discussion est ouverte : comprendre le vin, c’est avant tout comprendre les femmes et les hommes qui l’ont porté, à commencer par les baby-boomers.