Entre tradition, pression sociale et nouveaux enjeux
La complexité des pratiques urbaines renvoie à des facteurs de fond : le poids de la sociabilité (on boit rarement seul.e en ville), la diversité culturelle (de plus en plus de jeunes issus de diasporas consomment peu ou pas d’alcool), l’influence des tendances mondialisées (retour du “sobre curious”, cocktails “healthy”, dry January…). Et un contexte post-crise sanitaire qui a vu émerger d’autres logiques : apéros “chez soi”, plus grande attention à la santé mentale, mais aussi, chez certains, augmentation des usages à risque.
On retiendra surtout la réinvention continue des manières de consommer : moins ancrées dans le quotidien (l’“apéro du soir” diminue), davantage liées à l’événement, à la célébration, ou à une recherche d’identité et de lien. Les grandes villes françaises, laboratoires de l’évolution des mœurs ? Difficile d’y échapper, à condition de regarder au-delà du cliché “fêtard”. L’alcool y est tout à la fois symbole de convivialité, enjeu de santé publique, vecteur de nouvelles tendances… et révélateur d’un pays qui change.
Sources principales : OFDT (2022), Santé Publique France (Baromètre santé 2021), Inserm (2022), OVE, Brasseurs de France, Eurobarometer, L’Etudiant, Harris Interactive, IFOP.
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