Programme scientifique

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Programme scientifique

Un programme pluriannuel

Ce programme pluriannuel impliquera à la fois des approches pluridisciplinaires chez l’humain (sciences humaines et sociales : enquêtes, épidémiologie dynamique avec suivi longitudinal des sujets depuis l’adolescence jusqu’au jeune adulte, sociologie, psychologie ; sciences biomédicales : polymorphismes géniques, épigénétique, endocrinologie, etc.) et des études sur des modèles animaux validés. Il sera mis en œuvre par des équipes de recherches de niveau international (unités CNRS, INSERM, équipes universitaires, etc.).

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Les réponses à apporter

Le programme scientifique tente de répondre à des questions clés, comme par exemple :

– Pourquoi y-a-t-il une telle hétérogénéité interindividuelle des modes d’« entrée » et de « sortie » des différents modes de consommation d’alcool ?

– Quels facteurs (biologiques, sociaux, familiaux, psychologiques) peuvent expliquer la consommation d’alcool maîtrisée ou la non-consommation ?

La première étape de ce programme de recherche a été consacrée à un bilan des données nationales et internationales déjà disponibles sur ces questions (revue de la littérature).

Les thématiques de recherche

Trois grands thèmes seront explorés au regard de trajectoires (parcours) de vie :

– Etude du contexte et des conditions d’entrée dans les différents modes de consommation (maîtrisée, mésusage, dépendance) d’alcool
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Etude du processus d’entrée dans la consommation, (continu, disruptif, précoce, tardif…), recherche des facteurs impliqués/facteurs de risque (précocité d’exposition, environnement stressant versus enrichi, isolement sociétal, milieu familial, rôle des pairs, traits tempéramentaux, hyperactivité, modélisations animales). Dans ce cadre, une étude de cohorte est envisagée avec la participation d’une équipe scientifique de très haut niveau

– Etude des conséquences biocliniques, comportementales, cognitives et relationnelles du mésusage et de la dépendance
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Les effets des différents modes de consommation d’alcool sur les grandes fonctions organiques (foie, cerveau, système cardiovasculaire) seront étudiés à la fois chez l’humain et dans des modèles animaux validés.

Dans ce cadre par exemple, un projet ambitieux présenté par un groupe de recherche spécialisé vise à étudier chez l’animal la vulnérabilité aux troubles liés à l’alcool : vulnérabilité à la sévérité de l’addiction dans le modèle d’alcoolisation intermittent et chronique, vulnérabilité au binge drinking et sensibilisation comportementale.

– Etude des processus et situations de sortie du mésusage et de la dépendance vis-à-vis de l’alcool
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Comparaison des procédures d’abstinence (sevrage) versus des procédures conduisant à l’installation (ou au retour) d’une consommation maîtrisée (notamment avec les nouveaux traitements : nalméfène, baclofène). Identification des facteurs impliqués dans la réponse ou la non-réponse à ces traitements. Avec les nouvelles molécules, on peut envisager des sorties de la dépendance sans trop d’effets secondaires, mais sans doute le développement de modèles animaux innovants constitue-t-il aussi une piste en vue de mieux appréhender ces questions.
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