Observatoire 2014

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Les Français et l’alcool

L’observatoire « Les Français et l’alcool » est conduit régulièrement en collaboration avec l’institut d’études GFK. La dernière édition a été réalisée en 2014.

Principaux résultats

  • L’alcool au volant reste de loin le « problème alcool n°1 » pour les Français

Parmi les problèmes liés à la consommation d’alcool, l’alcool au volant est cité en premier par deux personnes sur trois (66 %), loin devant les violences liées à l’alcool (12 %), la vente d’alcool aux mineurs (8 %) et la consommation des femmes enceintes (6 %). La question de la consommation d’alcool au travail reste peu citée (1 % des réponses).

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  • Un tiers des personnes interrogées ne connaît pas les équivalences entre boissons

L’équivalence entre les boissons alcoolisées, qui est véhiculée par toutes les campagnes de prévention du risque alcool, rappelle qu’aux doses servies usuellement dans les cafés, chaque boisson alcoolisée contient approximativement la même quantité d’alcool pur, soit 10 grammes, ce qui correspond à un verre standard ou une unité d’alcool.

Si les deux tiers des Français interrogés connaissent cette équivalence entre les différentes boissons, il reste encore un tiers des individus pour considérer que les verres qui leur sont présentés (ci-dessous) ne contiennent pas la même quantité d’alcool. Effet possible des actions de prévention conduites à l’école, ce sont les plus jeunes (73 % des 18-24 ans) qui se trompent le moins.

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  • Les repères de consommation à moindre risque sont toujours mal connus

Il s’agit ici des repères de consommation d’alcool à moindre risque pour la santé définis par les autorités de santé, soit : une consommation de 3 unités d’alcool maximum par jour pour les hommes, 2 unités d’alcool maximum par jour pour les femmes, 4 unités d’alcool maximum en une seule occasion, au moins un jour sans alcool par semaine. L’abstinence est bien sûr recommandée dans les situations à risque : en cas de grossesse, au travail, lors de la prise de médicaments…

En ce qui concerne le repère masculin, 27 % des personnes interrogées le connaissent (ou en tout cas le déclarent de manière correcte). Le repère féminin de consommation à moindre risque est connu par 32 % des personnes interrogées.

  • Le conducteur désigné est pratiqué par presque 9 personnes sur 10

A la question du conducteur désigné à l’avance, posée à ceux qui déclarent conduire et consommer des boissons alcoolisées, plus de 60 % des personnes interrogées répondent « Oui, systématiquement » (63 %). Si l’on ajoute ceux qui déclarent adopter « souvent » le principe du conducteur désigné (23 %), le total est presque de 9 personnes sur 10.

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  • Le « zéro alcool pendant la grossesse » connu par 84 % des jeunes femmes

L’abstinence pendant la grossesse recueille l’approbation de 72 % des personnes interrogées qui conseilleraient donc à une femme enceinte de ne pas boire du tout pendant sa grossesse. Un quart (26 %) répond toutefois qu’ « elle peut boire un verre de temps en temps, mais pas plus ».  A noter que 84 % des jeunes femmes de 25 à 34 ans savent qu’il ne faut pas du tout consommer d’alcool pendant la grossesse.

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Gros plan sur l’alcool au travail

  • 7 % des Français déclarent consommer habituellement des boissons alcoolisées au cours du déjeuner les jours où ils travaillent

Tous âges confondus, 7 % des Français interrogés déclarent consommer habituellement de l’alcool au déjeuner les jours où ils travaillent. Cette population concerne essentiellement des hommes (10 % et notamment 14 % des 25-34 ans et 15 % de 35-49 ans). Dans plus de huit cas sur dix, ceux qui consomment lors du déjeuner déclarent boire jusqu’à deux verres au maximum (20 % moins d’un verre et 48 % un seul verre).

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  • Trois quarts des Français ne consomment pas de boissons alcoolisées sur leur lieu de travail hors repas, 18 % en consomment rarement

24 % des répondants déclarent qu’il leur arrive de consommer des boissons alcoolisées au travail hors repas, dont 1 % souvent, 5 % de temps en temps et 18 % rarement. Les plus concernés sont les hommes (28 % contre 20 % de femmes), en particulier ceux de 25-34 ans (34 %).

Seulement 20 % des personnes interrogées déclarent ne participer à aucun pot sur leur lieu de travail au cours de l’année. Parmi les autres, une moitié  (47 %) ne participe qu’à un à trois pots par an et  26 % à quatre pots et plus (ces pots peuvent être avec ou sans alcool). En moyenne, les interviewés participent à 3 pots par an avec leur collègues.

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